Le Carême, nous le savons, est aussi un temps privilégié pour vivre le pardon. Le donner mais aussi le recevoir comme nous l’entendons de l’évangile de ce jour. Et si l’on peut avoir peur de le recevoir de ses semblables, on ne peut craindre quelqu’un qui nous aime quels que soient nos péchés. Dieu sait déjà et ne demande qu’à nous pardonner. Sainte Thérèse de Lisieux nous dit que le cœur de Dieu brûle d’amour pour nous : « C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour » ou encore « Si j’avais commis tous les crimes possibles, j’aurais toujours la même confiance, je sens que cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau jetée dans un brasier ardent. »
« Confessez-vous, remettez au centre le sacrement de réconciliation » Cet appel que le pape François a adressé aux chrétiens au début de ce Carême s’adresse à chacun de nous. Il nous encourage à reprendre le chemin de ce sacrement car c’est là qu’est concrètement communiquée la miséricorde que Dieu donne et qui fait avancer sur le chemin de la vie chrétienne. Ce qui est important dans le sacrement de la réconciliation, au-delà de l’aveu de ses péchés, c’est la grâce que l’on reçoit pour progresser vers Dieu. On peut voir cela comme un escalier en colimaçon : il ne s’agit pas de s’enfermer, de confession en confession, dans un éternel recommencement, mais de repasser, certes au-dessus du même point, mais toujours un peu plus haut. Dieu nous élève ! L’important, c’est ce que ce sacrement construit, c’est sa dimension transformatrice. Saint Augustin a écrit : « À défaut de me trouver vainqueur, que le Seigneur me trouve combattant. » C’est, je crois, une idée essentielle pour aborder la réconciliation. Elle n’est pas un point d’arrivée mais un point de départ.
Notez donc, vendredi 04 avril, 20h30, cathédrale de Bordeaux pour tout le doyenné du Centre-Ville. Une vingtaine de prêtres seront présents pour vous donner ce beau sacrement de la réconciliation. Au mercredi des Cendres, l’apôtre Paul nous y encourageait « par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu ». (2Co 5, 20-21). A chacun de vous d’y répondre !