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Édito du dimanche 3 mai 2026

Publié le 4 mai 2026

Au moment où notre paroisse devient la semaine prochaine le siège du grand rassemblement ecclésial et musical Ecclesia Cantic (voir edito de la semaine dernière) où près de 400 jeunes venus de toute la France vont se rassembler pour partager leur joie du chant choral et se laisser enseigner par le cantique de la Vierge Marie en son Magnificat ; au moment où notre diocèse se prépare, ce même week-end prochain à vivre son pèlerinage à Lourdes, nous entrons dans ce mois de mai appelé ‘le Mois de Marie’.

C’est à Rome, à la fin du 16e siècle, qu’est née la coutume de consacrer les 31 jours du mois de mai à une prière mariale renforcée. Saint Philippe Néri (1515-1595) rassemblait les enfants autour de l’autel de la Sainte Vierge dans la Chiesa Nuova. Ils leur demandaient d’offrir à la Mère de Dieu des fleurs du printemps, symboles des vertus chrétiennes qui devaient aussi éclore dans leur vie chrétienne. Le mois de Marie est donc depuis le début, un bel acte de piété envers la Vierge Marie dont l’un des signes les plus beaux est celui de la prière du chapelet.  

« Prier le chapelet, c’est tenir la main de Marie, notre Mère du Ciel » aimait dire le pape François. En effet, lorsque qu’un enfant tient la main de sa mère, lorsqu’un couple se tient par la main, il y a comme une communication, une communion des cœurs et des âmes. Lorsqu’un enfant tient la main de sa mère il se sent en sécurité, il ne peut pas tomber et s’égarer, même s’il se laisse distraire par un papillon, un bruit… Il en est de même lorsque nous prions le chapelet. 

Contempler les différents moments de la vie de Jésus en priant le chapelet, c’est petit à petit communier au regard aimant que Marie porte sur Jésus. C’est entrer dans cette compréhension du cœur qui va bien plus loin que toute connaissance intellectuelle. C’est une communion avec le Christ, une expérience de partager avec Lui sa mission pour « la gloire de Dieu et le salut du monde ». Marie, avec l’Église, nous conduit sur ce chemin. 

N’oublions pas non plus que depuis le XIIIe siècle, nous avons un lien particulier avec Marie, par le biais de ce carme anglais, Simon Stock, grand amoureux de la Vierge Sainte. Plus que centenaire, il meurt de vieillesse à Bordeaux en 1265, dans une des maisons de l’ordre alors qu’il effectue une visite aux Carmes de cette région. Ses ultimes paroles furent : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort », paroles qui devinrent liturgiques et que l’Église ajouta par la suite à l’Ave Maria le « Je vous salue, Marie » actuel. Les reliques du saint sont encore conservées dans la cathédrale de Bordeaux dans le retable de la chapelle du Mont-Carmel. 

Guidés par Saint Simon Stock, nous aussi prenons-lui la main et laissons-nous guider par elle. Ayons à cœur de participer à la prière du chapelet proposées chaque semaine dans nos églises (à Notre-Dame le jeudi à 17h45, le 1er samedi du mois à 14h et le 3e jeudi du mois à 16h). Dans notre paroisse nouvelle ‘Notre-Dame d’Aquitaine’ placée sous sa protection, nous aurons, je l’espère, à cœur de prier le chapelet afin que la Vierge Marie intercède avec nous pour notre paroisse et notre diocèse. 

Votre curé, Jean-Laurent Martin

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