Qui finance l’Église aujourd’hui ?
Qui finance l’électricité, le chauffage, les hosties, la secrétaire, l’organiste ou le sacristain qui vous aident à prier chaque fois que vous venez à l’église ?
La question peut sembler simple. Elle est pourtant décisive pour l’avenir de nos paroisses et de notre diocèse.
En Gironde, 14 000 personnes donnent pour faire vivre l’Église. C’est beaucoup… et c’est fragile. Parmi les donateurs dont nous connaissons l’âge (environ la moitié), seulement 85 ont moins de 65 ans. L’immense majorité des dons repose donc sur les générations les plus âgées.
Environ un pratiquant sur trois contribue financièrement à la vie de l’Église. Si l’on élargit aux catholiques non pratiquants, seuls 2 % participent. La quête du dimanche couvre à peine les frais des églises et des presbytères. Et l’équilibre de notre diocèse dépend largement des legs.
En France, contrairement à l’Allemagne, il n’existe pas d’impôt d’Église. Rien n’est automatique. L’Église ne vit que de la générosité libre des fidèles.
Donner, ce n’est pas « payer un service ». C’est participer à une mission. Concrètement, les dons permettent de rémunérer les prêtres et les laïcs en mission, de former les séminaristes, d’assurer l’entretien des églises et des salles paroissiales, de financer la catéchèse, l’aumônerie, la préparation au mariage et au baptême. Ils rendent possible l’accompagnement des familles en deuil, la présence auprès des personnes âgées, malades ou isolées, et le soutien des plus fragiles.
Si vous êtes en activité professionnelle, si l’Église compte pour vous — même discrètement — votre soutien est essentiel.
Et vous, étudiants, jeunes adultes, lycéens : vous n’avez peut-être pas encore de revenus réguliers. Mais vous avez une voix. Osez en parler en famille. Savez-vous comment vos parents contribuent à la vie de l’Église ? Savent-ils que leur don régulier est décisif pour que votre paroisse reste vivante ? Une simple conversation peut éveiller une prise de conscience.
Soutenir son Église, c’est poser un acte de communion et de responsabilité. C’est permettre que les sacrements soient célébrés, que la foi soit transmise, que l’Évangile continue d’être annoncé ici, chez nous.
L’avenir de nos paroisses ne dépend pas seulement de la générosité d’hier. Il dépend aussi des générations actives d’aujourd’hui — et de celles qui viennent.
La question n’est donc pas seulement : « Qui finance l’Église aujourd’hui ? »
Mais aussi : « Quelle part prenons-nous, en famille, pour que l’Église soit vivante demain ? »
Alors qu’attendons-nous pour aider l’Église ?
Hubert de Scorailles, économe diocésain